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MON PREMIER LIVRE

 
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Chevaljak
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MessagePosté le: Dim 17 Juil - 21:22 (2011)    Sujet du message: MON PREMIER LIVRE Répondre en citant

en octobre 2007...

Je vous en livre ici quelques chapitres, j'ai écrit cela il y a un an je pense, ce sont essentiellement des considérations sur la vie, l'amour, l'argent, un peu de tout. C'est bien évidemment inachevé, en rade comme nombre de mes textes quand ils dépassent deux pages. peut-être qu'en remettant tous mes textes en un "digest" pas trop indigeste on pourra faire un vrai bouquin, y-a-t'il un éditeur (utopiste, voire fou, de préférence) sur le forum ?
Il fut un temps (très long d'ailleurs) où le fier marin devenu capitaine de frégate pensait qu'on pouvait très bien entretenir d'un port plusieurs destinations à la fois avec le même navire.
Le problème est que ce n'est possible, matériellement, en temps, donc en moyens que sur un périmètre limité et parfois un peu trop contigu, exigu même. C'est un peu comme l'enseignant qui fait des assurances en noir le soir et les vacances, le cuisinier de collectivités qui se mue en traiteur le week-end, le plombier communal qui devient plombier-zingueur à son compte quand il a un certificat médical, çà finit toujours par se savoir et c'est souvent la double douche froide pour le plombier, l'oiseau sans tête pour le cuisinier, le bonnet d'âne pour l'instit'. Et ce qui étaient des surprimes se transforment en déprimes, conduisant parfois certains à ce qu'ils se suppriment.
Je parle bien ici de l'amour, que ce soit compris comme tel, pas de la partouze. Je n'écris pas ici un scénario de film X (ou i grec comme dans Z de Costa Gavras).
Captain Igloo multiplie selon l'appétit le nombre de ses croquettes, il ne faut pas confondre croquettes de poisson et conquêtes de poisons.
Oui je sais, je parle en versus homme car la nature m'a doté d'une virgule à mettre entre parenthèses, donc ce chapitre est en version mono et non en stéréo.
Quand la mer monte et qu'un tsunami se prépare, il n'a qu'un objectif : terre.
Il se gonfle, fait le beau, frétille de la queue comme un chien et va droit au but quand il entrevoit la brèche dans la falaise, la grotte bleue Caprisienne, le nectar au goût de fruit attendu délaissé par les serpents à sornettes.
Il fit tinter la sonnette, et la chevillette cherra.
De statique sa vie passe au stade extatique, le petit plaisir solitaire devient un double, un duo sur canapé, sans promotion certes mais çà déménage et fait craquer le bahut.
Mon expérience de marin me fait dire que l'eau qui nous porte au gré des vents est toujours salée en fin de conte même si elle est souvent douce et cristaline au début après le "il était une fois" et que les ménagères apprivoisées ne poussent pas aux arbres.
Surtout quand l'attribut se rapporte à plusieurs sujets, notamment et surtout le second quand il perdure.
L'amour est une notion particulière qui n'a rien de collectif, encore moins de communautaire contrairement aux idées préconçues aux tables des tavernes avec moultes pintes de bière au retour d'Islande.
L'amour est donc une espèce d'antithèse de la philosophie.
S'il est convenable d'avoir des idées, il est inconvenant d'avoir des hymennées.
Chaque chose à sa place, un plus un égalent deux, au delà c'est la force à la loi. Et nos vieux ports européens infestés d'églises dogmatiques sont autant de miroirs sans tain derrière lesquels se cachent des nuées de corbeaux.
C'est Hitchkockien.
Ainsi l'amour n'est pas enfant de Bohême et quand on dit "je t'aime" c'est très clairement adressé à une personne, le "je vous aime" ne peut être compris qu'en terme de politesse mais non au niveau pluraliste.
Notez que c'est un peu comme les élections, on ne peut voter que pour un seul parti, même si on peut choisir plusieurs candidats d'une même liste.
C'est comme si au marché vous deviez choisir entre des choux et des pommes de terres, vous pourriez acheter un chou vert, un rouge, un frisé, un brocoli même OU vous pourriez prendres des bintjes, des cuisson vapeur, des couennes de gattes ou des charlottes. Mais au marché comme au magasin, au moins, ce que vous mettez dans votre caddy d'attire pas de remarques et le chou et les patates s'accomodent fort bien ensemble.
Je suis originaire d'un pays de potées et de hochepots.
L'amour convenable est un sens unique-voie sans issue. Il n'est donc pas moderne, ne tient aucun compte des notions de mobilité et donc exlut les ronds-points. Notez que même avec un rond point vous vous engagez ensuite dans une seule direction mais la voie n'est plus sans issue et les ronds-points ne manquent pas, vous n'avez qu'à demander aux coureurs du Tour de France, ils sont spécialisés par la chose même si leur voie est pré-tracée par d'autres, un peu comme les mariages "arrangés" comme dans certains pays que je ne citerai pas pour ne pas voir mon livre cité comme apologie de la xénophobie et mis à l'index.
Ceci dit ce serait utile d'inventer des préservatifs pour les doigts et la langue par la même occasion.
J'en parlerai à Benoit, le successeur de Jean-Polski lors du prochain Giro.
En amour c'est comme en marine le troisième d'équipage qui seconde le capitaine, tout comme le quatrième qui peut seconder le second, peuvent très bien déstabiliser le bateau, voire fomenter des mutineries. Parfois c'est très tempétueux et les naufrages sont monnaie courante, de plus en plus d'ailleurs.
Assez curieusement les naufragés de ces naufrages-ci sont souvent rescapés, parfois sur une ile déserte dans l'attente du vendredi, souvent leur pratique de la navigation les sauvent et ils continuent de voguer avec leur second.
Parfois ils vont tout droit dans le mur, ce qui tend à démontrer, malgré tout, que la terre est plate et qu'il y a eu, il y a quelques siècles, pénurie de bois à bûchers.
Tout ce long chapitre pour vous faire comprendre que l'amour se fait à deux, punt aan de lijn (en néerlandais dans le texte).

Un petit chapitre sur l'amour...

Baiser, (for)niquer, cougner, tout cela est vulgaire et nous rappelle San Antonio. Par contre "faire l'amour" c'est beaucoup mieux considéré. Faire l'amour c'est comme faire un dessin, faire des frites, faire des courses, c'est une action constructrice, au bout du compte il y a quelque chose.
Dans ce cas-ci c'est l'amour, donc en toute logique il est nécessaire de le faire pour que l'amour existe.

Quand vous dites pour la première fois "Je t'aime" à quelqu'un du sexe opposé (au vôtre, c'est à dire lui faisant face derrière souvent une quadruple épaisseur d'étoffe) vous mentez. Vous ne faites pas, vous dites.
Si la personne en face de vous est réceptive vous devez sans tarder vous y mettre sinon pas d'amour.
Faire l'amour implique donc une gestuelle précise que je ne décrirai pas dans ce chapitre.

Faire la vaisselle... cela signifie d'un côté un tas de vaisselle sale, un évier, une éponge avec un côté vert qui gratte et un flacon de Dreft sans oublier de l'eau, chaude, de préférence, un essuie vaisselle aussi sauf dans les pays du pourtour méditerranéen qui préfère le sèchage à côté de l'évier, dans ce qu'on appelle un égouttoir. Le résultat est d'avoir après avoir fait, que la vaisselle soit à nouveau propre, car la vaisselle doit être propre, comme l'amour d'ailleurs.

Faire une omelette admet qu'il faut nécessairement casser un ou des oeufs, encore une analogie avec l'amour, quand vous battez l'oeuf et que vous versez le liquide il file lentement dans la poèle (phonétiquement : poil) or souvent, sauf pour les rasé(e)s c'est dans les poils que se trouve la raison d'être de l'amour.
L'amour permet entre autre plusieurs faits contradictoires allant du mariage au divorce, du Sida au bonheur, du plaisir au dégoût et j'en passe car tout cela sera analysé dans ce livre.
L'amour peut aussi se monnayer, soit directement avant, soit durant longtemps après, et les mensualités sont parfois très lourdes pour votre budget surtout si lors du faire l'amour vous avez omis de vous préserver de différentes maladies incurables, du Sida (encore lui) à l'enfant.

Faire l'amour est donc une action productrice de quelque chose qui s'appelle d'abord l'amour, la suite étant aléatoire. S'aimer, aimer quelqu'un, son chien, son poisson rouge, le steak tartare, Brahms ou la course à pied (pauvres) ou le polo (riches)... n'implique pas de faire l'amour.

Quand et où faire l'amour ?

L'auteur vous fournira dans un autre chapitre une liste non exhaustive de réponses à ces questions. Sachez toutefois que faire l'amour implique de créer l'amour. Si vous ne faites pas, allez vous faire fouttre et regardez Plug TV avant de repenser à l'acte.
Faire l'amour n'est pas un péché, même chez les catholiques intégristes. Faute d'action nulle création possible de futurs intégristes pour perpétuer les valeurs.

Faire l'amour est naturel tout autant que faire pipi ou faire caca, mais comme ces mots sont considérés soit comme enfantins, soit grossiers on a inventé des verbes scientifiques comme uriner et déféquer, c'est plus propre quoique mal considéré d'en parler à table et surtout de le faire en ce lieu convivial.
Faire l'amour et pas la guerre, encore une belle ineptie, la guerre n'a jamais empéché de faire l'amour, et l'amour mal fait, ou même bien fait, se conclut souvent par des situations de guerre.

L'amour est donc le résultat d'une fabrication qui n'implique pas d'outillage particulier.
Il parait que Dieu a fait l'homme à son image.
Qui donc fit alors la femme à son image ?

Une question existentielle pour un peu animer le débat autour du livre que je fais, oui, je fais un livre, donc : faire un livre.
Comme ce n'est pas joli on a imaginé plus sérieux de dire : écrire un livre.
En tous cas l'amour va me procurer beaucoup de chapitres au livre que je fais qui se lit comme un film, mais on ne lit pas un film que pourtant on a fait, on le regarde.
Que de verbes inutiles encombrant nos dictionnaires, faire devrait être le seul déterminant la production de n'importe quoi, belles économies de papier donc sauvetage de la forêt amazonienne. Voici un beau thème de résolution pour un prochain sommet à protocoles à Kyoto.
Simplification des langues, mieux encore qu'en esperanto, moins de fautes d'orthographe donc plus besoin de faire des économies dans les budgets de l'enseignement.

En plus vous en faites ce que vous voulez, le mal est fait.

Il fait encore trop chaud, faisons du vent, tant qu'à faire.

Et un autre chapitre sur l'argent !


L'argent, voila la plus ignoble invention humaine, au tout début de l'humanité il y a eu le "troc", c'est d'ailleurs toujours en vigueur dans les cités touristiques d'Afrique du Nord où les dragueurs d'européennes un peu biébièsses leurs confient à l'oreille qu'ils leur donneraient 100 à 200 chameaux en échange d'une union "durable",  et le plus souvent des papiers pour aller voir si l'Eldorado de la CEE leur permettrait d'ouvrir un snack ou une asbl culturelle favorisant l'intégration et largement subsidiée. Cela fait un peu "couleurs locales", çà reste des souvenirs qu'elles se racontent des années durant entre vieilles jeunes filles après chaque conférence "Exploration du Monde" en buvant un petit Porto rubis avant de rentrer sagement se coucher, seules.

C'était pas évident le troc, on a donc inventé les pièces, et en or c'était mieux, vous savez les pièces que toutes les stars du Péplum aux mousquetaires ont mordu pour vérifier que ce n'était pas en chocolat.

Dans ces temps lointains il y avait beaucoup d'états et la richesse ne venait pas du pétrole, plus souvent elle venait de la religion, en fait c'était un système de vases communiquants où la religion servait de pompe aspirante et refoulante à fric, certaines religions étaient plus formées déjà au négoce dans ces temps immémoriaux.

Maintenant la monnaie est unique, en métal, en papier et en divers moyens de pression gérés par une religion assez récente au regard de l'histoire de l'humanité, la religion des spéculateurs.
Enfin quand je dis unique, c'est un bien grand mot, il en reste encore plusieurs formes dans divers continents mais l'unicité primordiale est encore le Dollar (Américain) basé sur des quantités supposées de tonnes d'or dans les réserves fédérales et surtout tout le micmac des cotations boursières des entreprises d'une économie libérale largement dominatrice.
Ouille, ceci est un terrain glissant et le Capitaine du chalutier n'est pas ici pour vous faire sa théorie sur les flux financiers, il préfère vivre au gré des marées.

Souvent, c'est curieux, mes marées étaient basses, très basses et la marée haute arrivait le premier jour ouvrable de chaque mois pour se transformer très rapidement, en deux jours (en moyenne) en marées basses.

En ce temps le Capitaine n'était que matelot et il pestait contre tous les patrons, les koulaks, les profiteurs, enfin les riches, quoi.
Surtout qu'un salaire de matelot cela dépend du chalutier et des tonnes de morues qu'il va ramasser en mer d'Islande, histoire de saluer l'arrière grand-père d'Helmutt Loti.
Et le plus con est qu'à l'époque le jeune matelot pour satisfaire sa sexualité débordante (voir le chapitre sur l'amour) allait dépenser toutes ses pièces avec des morues aux additions toujours trop salées.
Le sel conserve.
En vieillissant le matelot prit conscience qu'à part la chaude pisse (on ne parlait pas de SIDA à l'époque) ses investissements financiers ne lui rapportaient pas plus que l'auto-massage sans risques devant le portrait de la Joconde sur l'arrière de la porte de sa cabine.

Alors il choisit de diversifier son mode de transactions, de mettre plusieurs poches dans son portefeuille en croco du Nil.
Comme tout bon marin qui se respecte, la seconde poche était réservée à la picole.
Un jour vint qu'il rencontra une morue qui ne fleurait pas la crevette et qui nageait dans un aquarium de nacre blanc rempli d'huiles essentielles, il fut dont contraint de coudre une troisième poche pour l'entretien du ménage.
Mais le salaire restait inchangé, les parts des poches jouaient aux vases communiquants et souvent, de retour d'une soirée d'ivresse, avant même d'aller aux putes, Madame venait lui vider ce qu'il lui restait dans sa bourse pour acheter de l'huile.
Heureusement Madame était charitable et sous ses dehors parfumés et distingués il y avait de l'énergie pire que dans une pile Duracell.
A force de vider ses bourses le marin devint père (je vous expliquerai cela dans le chapitre sur la sexualité et tout ce qui en coule et découle) et donc encore plus responsable selon la Société, du moins celle vivant à terre.

A ce moment on comprend la valeur de l'argent, du travail qui permet d'espérer en gagner plus et on devient râleur.
Pour en gagner plus il faut bien connaître l'art du boulonnage et surtout celui du déboulonnage si on veut ne pas serrer des boulons toute sa vie, d'autant qu'on n'en n'a qu'une.

Dans ce registre le chagrin et la pitié ne sont qu'un film qu'on regarde d'un oeil distrait en bouffant ses chips dans son fauteuil devant "Arte" parce qu'on se dit que c'est moins con que de regarder la Star'Ac des pauvres.
Pour en avoir plus il faut marcher sur les autres, leur retirer ce qu'ils ont, d'abord leur force de travail, ensuite leurs vélléités à se grouper pour chanter des inepties derrière une loque rouge flottant au vent et à ne leur donner que de quoi aller au bar, aux putes et regarder la Star'Ac.

Je schématise un peu vite la loi des vases communiquants et çà ne vaut pas une étude universitaire bien sentie par des gens qui lisent beaucoup les livres qu'ils ont les moyens de s'acheter et qui ne sont pas en vente au Reader's Digest.
Voila pourquoi je ne suis que Capitaine d'un chalutier tout rouillé battant pavillon de complaisance (non non, pas celui de Monaco, celui-là il est réservé aux sportif(ve)s) avec un équipage minimaliste et une reconversion en petit paquebot pour touristes femelles en manque d'affection (voir le chapitre sur l'amour).

Depuis qu'on a inventé le Sida et le préservatif, il n'est plus intéressant d'élever des morues à terre et depuis que les quotas de pêche sont ce qu'ils sont, moins on en pêche sous prétexte de tempête ou de pollution plus on en gagne en compensations, mais il faut attendre longtemps.

Enfin, maintenant çà va, la clientèle est fidèle, aime la barbaque que je lui prépare, mes matelots m'aident bien en ce domaine et les boissons alcoolisées sont strictement réservées aux touristes, j'ai même mon site internet pour rabattre la clientèle avec un nom de domaine des îles Caïman, entre marins on s'aide, faut pas croire, là aussi, et même en vrai d'ailleurs, l'union fait la force.

Un chapitre sur l'alcoolisme et la vieillesse...

C'était au temps où....
J'écumais les mers boissonneuses tel un Capitaine ad hoc.
J'étais un champion de la descente sans skis. Je slalomais de coins en coin (au singulier car c'était le dernier avant la manche suivante), aviez-vous remarqué que les bistrots sont souvent en coins de rues ?
Il n'y a donc pas que les canards qui font coin-coin !
Boire ou conduire, j'avais choisi.
Pour mon chalutier pas besoin de permis.
Folle jeunesse aux nuits toutes chargées d'ivresse, puis vinrent les journées aussi, puis comme dans les hostos et les usines, les trois pauses en continu.
Cela permet de prendre un coup (le cas de le dire) de vieux avant l'âge et d'avoir le coeur gros au propre comme au figuré.
Cela permet de fuir sans avancer, plus souvent reculer, par contre, comme le cheval renaclant devant le moindre obstacle, même tout petit.
Le gouvernail tourne fou et l'on se perd dans la mer des sarcasmes, l'oreille gauche qui siffle comme on dit de par chez nous quand on dit du mal sur vous.
Peu à peu on perd ceux qu'on pensait être des amis, on s'introduit dans d'autres univers où on reste un étranger, celui dont on comprend vite son problème pour encore plus vite l'abandonner, lui et son bateau au moindre vent de travers.
La solitude se met au pluriel, c'est curieux, cela s'emploie souvent avec l'auxilliaire être et aussi le verbe souffrir. Trop de solitude(s) peut conduire à mourir. Mais les solitudes ne se vendent pas comme les cigarettes avec des messages dessus pour vous prévenir.
Une amie me disait récemment que fumer et boire allaient de pair, qu'une action amplifiait l'autre et vice versa, que la conjugaison des deux faisait vieillir plus vite.
Je crois qu'elle n'avait pas tort et pourtant, statistiquement, on vit plus vieux dans nos pays "riches" depuis bien avant les campagnes anti-tabagiques. Curieux ! Merci Bernie.
Il parait que lorsqu'on devient vieux on doit dormir autant que quand on était petit enfant, voire bébé. L'avantage est quand on se réveille nuitamment : la solitude, on n'emmerde personne sauf dans les hômes pour personnes âgées mais on paye pour çà.
Je reviendrai sur cette époque future, quoique tout à fait aléatoire, de mon histoire plus tard avec quelques rides en plus, cela fera plus sérieux à moins que je ne devienne gaga et que l'infirmière de la MRS vienne chaque matin me demander si je suis bien allé sur le popot.

A propos du bénévolat...

Le bénévolat c'est donner de son temps, de son énergie, de ses moyens, de sa vie en fait pour quelque part aider les autres, une cause. C'est tout à fait respectable.
Et l'auteur en est très mal payé pour le savoir et, comme d'autres, son bénévolat lui a amené plus d'ennuis que de satisfactions.
Car quand on s'implique dans quelque chose on ne fait pas, en général, dans la demi-mesure. Pas confondre bénévolat et acheter sa vignette pour une opération quelconque dont une partie des sous va on ne sait où mais pas là où cela devrait parvenir.
Ne pas confondre non plus avec vendre les mêmes vignettes dans le cadre d'activités scoutes, patronnages etc et encore moins comme loisir.
Car c'est souvent, hélas, un loisir, l'appellation prête à réplique cinglante de celles et ceux qui pratiquent cela comme hobby, passe-temps "utile".
Selon moi le vrai bénévole est quelqu'un qui s'engage dans la durée, même si, au fond de lui-même il a des doutes sur la réussite, in fine, de ce qu'il ou elle entreprend.
Ne pas confondre avec divers candidats aux élections de tous types qui pratiquent le bénévolat pour se faire connaître, mousser et apprécier, voir aussi et plus largement qu'en politique pour arriver à séduire, à draguer, à se faire passer pour qui, il ou elle, n'est pas vraiment.
Tout cela ne dure jamais longtemps, une fois le vrai but atteint, le ou la bénévole se mue en profiteur(se) de l'acquis.
Il est vrai qu'il est un âge plus fréquent pour "bénévoler", c'est la jeunesse, surtout en groupe et sur des projets concrêts qui arrivent en le moins de temps possible à un aboutissement concret, visible, jaugeable.
Beaucoup de personnes âgées, pensionnés, en prépension et même encore au travail ou au chômage vers la cinquantaine voient en cela un dérivatif intéressant, c'est souvent à ces âges-là qu'on se lance dans un bénévolat dans la durée même pour des causes perdues d'avance.
Est-ce l'approche du grand départ pour certains pour rattraper le temps perdu, pour se purifier l'âme, un peu comme certains retournent à l'église pour se rappeler au bon souvenir du "tout puissant" ?
Faut pas croire que les "gourous" s'intéressent aux jeunes, c'est le plus souvent dans les 45 - 55 ans qu'ils recrutent, avec plein de philosophie à l'appui, surtout les femmes, seules de préférence, on ne compte plus les sectes, "mais non ce n'est pas une secte..."
Mais est-ce pour cela une vocation, est-ce inscrit dans nos gênes avant la naissance, y-a-t-il une hérédité responsable ?
Je ne suis pas psymachin ni prof d'univ', simple marin devenu capitaine d'un rafiot pire que le radeau de la Méduse.
L'est pas beau mon rafiot, sent la morue, pisse au fuel lourd dans les mers du monde, crache une fumée aigre-douce pire qu'un championnat du Monde de fumeurs de pipe et pourtant de partout des gens se sentent attirés par ma toute relative sécurité, par l'aide que je pourrais leur apporter, c'est comme çà.
Ma radio est presque bousillée, je ne capte plus que les signaux de détresse, et c'est souvent grésillant. Je vais de ci de là entrainé dans le tourbillon pour aider des gens à ne pas crever (trop vite) mais si je fais cela bénévolement je refuse d'être catalogué "bénévole".
S'il fallait me trouver une appellation plus correcte ce serait "stakhanoviste" conscient que, de toutes façons, çà ne sert qu'à faire avancer un improbable schmilblic mais m'y adonnant quand même.
Dans ma jeunesse j'ai fait partie des marins qui refusaient (et refusent encore) les quotas de pêche imposés par la CEE, ce qu'on appelle maintenant l'Europe (sans la Suisse car là il y a le fric même s'il y a là aussi des volées de gens comme moi et des machins caritatifs en veux-tu en voila).
On prenait des risques, on emmerdait les dockers, qui pourtant auraient dû être nos compagnons de combat. Les rêveurs de Greenpeace sur leurs Zodiacs c'était de la petite bière à côté de nous. On s'est fait bouffer quand même, même si on donnait le poisson invendable (cause : quotas) aux pauvres. Des fois on baignait dans le gaz lacrymogène et les coups de matraque pour aider les pauvres et en prime ceux-ci n'en n'avaient que fouttre de notre marée.
Maintenant les dockers crèvent et nous ne sommes plus là pour leur filer un coup de main, ils ont toutefois gagné des trucs récemment mais c'est reculer pour mieux sauter. Faut dire que les dockers quand ils ne sont pas contents c'est pire que les sidérurgistes.
Bon je m'éloigne un peu du sujet, du bénévolat je vire au militantisme, c'est peut-être d'ailleurs la vraie raison qui me pousse à agir "bénévolement".
Il se fait tard et il fait aussi chaud que chaque soir, le marin fatigue, il a encore dû sortir de l'eau deux presque noyés par d'autres qui sont des pros du bénévolat tant que cela ne les emmerdent pas et qui achètent bien volontiers une vignette de l'Opération XYZ pour mettre sur leurs notes de frais.

Parce qu'il est tard et que les enfants dorment, encore un chapitre consacré à l'amour avec un grand A comme dans cArré blAnc...

Ah ! Encore un vaste domaine ! Et celui-là il m'a pris dès mon plus jeune âge, quand le jeune mousse remarqua que son petit bigoudi lui procurait d'étranges sensations quand il y touchait dans sa fonction première, quotidienne et très régulière d'évacuation des eaux usées.
D'étranges sensations surtout un soir quand dans ma cabine je remarquai, roulée dans un coin, une vieille affiche oubliée là par l'ancien mousse.
N'allez pas vous imaginer des choses, c'était une reproduction sur papier de La Joconde.Je ne savais pourquoi, en la regardant, je sentais mon bigoudi frétiller.
Elle sentait le rance, j'aurais dû la mettre au braséro sur le pont, en faire une torchette, pourtant je l'ai déroulée, mise sous plein de vieux bouquins pour bien l'applanir puis je l'ai punaisée à l'arrière de la porte de mon petit univers. Ainsi, je pouvais la voir de ma couchette.
Souvent je rêvais qu'elle sortait de son décor neutre pour venir se coucher à côté de moi et mon bigoudi enflait, avec ma main gauche je caressais ce filet de peau molle qui entoure l'alimentation des écureuils, et je me disais que si nous avions un animal de la sorte à bord, je courrais un grand danger vu son appétit vorace.
Vous savez sur les chalutiers, les femmes sont rares, notez que depuis que j'ai repris le mien et bien avant encore quand j'étais simple matelot, j'avais de quoi remplir les mains (et pas rien que les mains d'ailleurs) d'une honnête femme comme on dit dans mon pays.
Mais là j'étais un gamin, on me donnait de temps à autres une goulée d'un alcool infect pour que je grandisse bien et j'allais le vômir par dessus le bastingage. Les hommes, les vrais, les grands, plein de poils racontaient plein d'histoires et se tapaient sur la panse rien qu'à parler de leurs expériences à terre.
Un jour le capitaine vint me chercher dans la cabine alors que je me massais avec plus d'énergie que d'habitude. C'était un homme sage, lui ne buvait que du thé vert, il ne disait rien hormis les consignes et se réfugiait dans sa cabine pour lire de mystérieux livres qu'il extrayait d'une armoire toujours fermée à clef, je le savais bien parce que je nettoyais sa cabine.
Quand il me surprit aussi actif, il ferma la porte et remarqua la Joconde, il fut pris d'un gros rire et me donna la clef de son armoire en me disant : "tu en apprendras bien plus avec mes livres qu'avec ce bout de carton, prends tout ton temps pour nettoyer ma cabine".
Mon Capitaine avait été médecin à terre, ses affaires allaient mal depuis qu'un patient fut tombé mort dans son cabinet. Fuyant la vindicte populaire il plaça toutes ses économies dans le rachat du chalutier, apprit les règles élémentaires de la navigation maritime et fila sur les mers où la morue sent la morue et non la crevette.
C'est ainsi que des heures durant je compulsais divers grimoires avec des dessins assez hideux il faut bien le dire de tout ce qu'on a dans le corps, y compris le bigoudi chez les hommes et la tirelire chez les femmes.
Je dis tirelire car bien vite je m'aperçus que les marins dépensaient ce qu'ils ne buvaient pas à emplir les femmes des ports de leurs bigoudis et de revenir raides sans le sou à bord pour cuver.
Je pris conscience là que je n'étais pas né dans le plant de choux rouges du potager et que ma cousine n'était pas sortie d'une rose rose du rosier grimpant sur la façade de sa maison. On nous avait raconté des bobards.
Un soir de retour à terre, je devais approcher de mes seize ans je fis la rencontre d'une fille superbe, d'une femme disons plutôt, et elle m'emmena chez elle boire une grenadine pour me redonner des couleurs.
Elle me demanda si j'avais des sous et voyant l'état de ma bourse elle me dit "Mon pauvre petit, avec çà tu n'as même pas de quoi payer ta grenadine mais je vais te faire plaisir quand même...".
Elle se déshabilla...et alors ? et alors ? et alors ?
Zorro n'est jamais arrivé.
Une femme toute nue devant moi, quelques secondes, je ne sais plus. Je partis très vite fort gêné par cette humidité visqueuse dans mon caleçon.
Depuis je me suis bien rattrapé mais c'est une autre histoire comme disait Rudyard Kipling.
_________________
"Même ce qui est vrai est faux"
Père Alfred - Liège - 1964


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