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Chevaljak
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MessagePosté le: Dim 17 Juil - 21:43 (2011)    Sujet du message: Suite Répondre en citant

Ils rentrèrent par la véranda et la maman de Cécile n'y était plus, à sa place trônait un panier en osier qui devait renfermer tous ss petits amis rampants.
Le serviteur en livrée se tenait droit comme un arbre dans l'ouverture de porte faisant passage du corps de logis au jardin d'hiver. Sur un ton lugubre il annonça que la mamant de Cécile avait eu un malaise et que le médecin était à son chevet dans sa chambre et qu'il ne fallait surtout pas le déranger. Il conseilla aux amants de rejoindre leurs chambres puisqu'ils n'étaient ensemble que dans l'esprit de la vieille et dans la réalité mise au secret. Leurs chambre étant voisines, ils se rejoignirent chez Cécile une fois le serviteur redescendu à d'autres tâches. Ils firent silence et entendirent des bruits caractéristiques de lit sur lequel un couple s'ébat ponctué de halètements féminins et masculins. Le docteur Paul Pinot était donc à l'ouvrage comme il le fut durant plus de vingt ans deux ou trois soirs par semaine. Un traitement fort efficace pour la vieille et sans doute aussi pour ce vieux médecin, veuf lui aussi.
René qui finissait d'ôter son pantalon demanda à Cécile qui s'abblutionnait copieusement le sexe et le bas du ventre si sa maman prenait son pied aussi dans un nuage vert, ce qui eut pour effet de faire se froncer les sourcils de la femme qui visiblement n'appréciait pas ce trait d'humour.
"Tu vois du vert quelque part ?" cria-t-elle sèchement à l'adresse de René qui venait de se coucher sur le lit en lorgnant sa femme à demi-nue, jambes écartées devant son bassin d'eau claire. Cécile avait décidément un corps superbe et ce grand tatouage, là de sa fesse gauche au milieu du dos, tout vert qui donnait l'impression de se glisser contre sa peau, suivant les mouvements de son corps. Il n'y tenait plus, il fallait qu'il le lui dise, et il le dit.
Il dit à Cécile son tatouage, l'impression qu'il avait d' sepent qui bougeait, qui vivait à fleur de sa peau... Cécile ne disait mot tandis que de dessous la porte une espèce de vapeur verdâtre commença à pénétrer dans la chambre au point qu'en quelques instant celle-ci fut envahie et qu'il ne voyait plus Cécile qu'en ombre vague se rapprochant de lui et montant sur le lit pour se mettre à califourchon sur son homme, lui saisissant le phallus pour se le mettre quelque part où c'est tellement bon que n'importe quel homme en oublie tout le reste.
Ce fut bientôt à quelques mètres de distance un duo de lits avec un quatuor de choristes puis le grand silence de la nuit.
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MessagePosté le: Dim 17 Juil - 21:43 (2011)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 17 Juil - 21:43 (2011)    Sujet du message: suite Répondre en citant

Et le lendemain elle était souriante mais son sourire s'était figé à jamais, la mère d Cécile était passée de l'autre côté du miroir. C'est le Docteur Pinot qui attesta la mort de sa patiente et qui appela son frère jumeau, le notaire Octave Pinot pour que l'on procède au plus vite à la lecture du testament de la défunte que le docteur connaissait déjà pour l'avoir lu chez son frère en échange de son silence sur les frasques notariales d'Octave avec sa jeune clerc Claire que Paul avait découvertes en débarquant à l'improviste par la porte de derrière de l'étude.
Ainsi donc, alors que le serviteur en livrée réduisait la manne à serpents à l'état de cendres fumantes dans la chaudière du château, voeu exprimé par sa maîtresse et patronne quelques jours auparavant "Je veux qu'aucun d'eux ne me survivent", alors que Cécile arrangeait avec l'entrepreneur de pompes funèbres tous les détails de la cérémonie et le texte pour l'avis nécrologique dans la gazette du coin, le notaire Octave Pinot fit son entrée dans le grand salon où reposait sur une espèce de tenture verte le corps menu de la maman de Cécile seulement vêtue d'un slip rose et d'un t-shirt de mauvais goût avec un Elvis Presley serti de paillettes dorées en décor. René quant à lui était dans le fond de la roseraie à discuter avec Ralph qui n'en finissais pas de faire et défaire sa valise posée sur un banc juste devant le pavillon de chasse, hésitant à lever le camp de suite à l'idée qu'il lui revenait peut-être quelque chose dans le testament de la vieille.
Personne ne manifestait d'émotion particulière, aucune larme chez tous ces gens, une espèce de soulagement peut-être. Il faut dire que la mère de Cécile n'inspirait guère la sympathie autour d'elle tant elle était égoïste, méchante et fausse. Son infarctus en plein orgasme était incontestable, même le plus fin limier n'aurait pu trouvé de trace d'un crime, sauf peut-être de la part de son médecin et amant qui la savait fragile du coeur et qui, certainement, aurait pu ne pas la mener si haut dans les étages de l'amour physique, mais le Dr Paul Pinot, joueur de poker ses soirs perdus et perdant avait vraiment de trop grosses dettes de jeu. Mourir d'amour, c'est la plus belle mort !
Quand Octave eut terminé la lecture du testament de feue la mère de Céline, René pénétra dans le grand salon pour constater que le médecin Paul Pinot décédait. Ayant été prêtre dans son jeune temps, René lui donna en vitesse l'extrême onction, de justesse.
Paul Paul Pinot, la vieille garce avait fait modifier les clauses de son testament la veille léguant tous ses biens à sa fille à l'exception, pour Paul, de la manne aux serpents qui contenait dans son double fond tout un pactole de plusieurs centaines de milliers d'euros, le tout finissant d'ailleurs de se consummer dans l'âtre. Ralph de son côté pestait mais comme c'était en anglais personne ne comprenait et de toutes manières il sortit de la pièce en claquant la porte et on ne le revit plus.
René quant à lui n'avait doit à rien puisque, quelque part il était mort mais il avait Cécile et Cécile devenait une riche héritière même si elle ne touchait rien en liquidités. Le château pourrait devenir un hôtel discret et rapporter pas mal, surtout avec ses vapeurs verdâtres propres à susciter les extases en série. René qui avait été comptable après avoir déposé sa soutane, imaginait dès lors la courbe de rentabilité de l'affaire. Et comme il était de trois quart arrière par rapport à Cécile il put caresser les courbes de sa femme et établir des comparaisons boursières. Et son cou d'enfler aussi fort que ses bourses. Cécile sentait couler une petite larme sur sa joue gauche... pour la première fois de sa vie sa maman lui avait donné autre chose que des reproches, mais elle se dit que cet héritage était un cadeau empoisonné et elle déclara tout de go, comme le permet la loi avant la signature des actes de la succession qu'elle refusait cet héritage et qu'elle le remettait aux bons soins des Ursulines, ce qui fit suffoquer René.
A ce moment-là le grand voile de brouillard vert se dissipa et René se réveilla en sursaut sur le lit très défait où Cécile dormait encore repue des exercices de la nuit.
Il était d'ailleurs temps de se lever. Le serviteur en livrée frappait à la porte en disant :
"Madame vous attend pour le petit-déjeuner au petit salon vert."
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MessagePosté le: Dim 17 Juil - 21:44 (2011)    Sujet du message: Suite Répondre en citant

Le petit déj' fut expédié à la vitesse de la marée montante au Mont Saint-Michel. C'est que Cécile, tout comme René, avait une furieuse envie d'amour physique. Il y a des moments comme ça...
Les amants prirent rapidement congé et laissèrent la vieille à la lecture du Figaro. Justement, cette vieille femme hier si affreuse avec ses serpents entre ses cuisses, maigrichonne comme revenant des camps nazis, elle avait l'air d'avoir rajeuni et repris des formes plus "normales", sans doute que la nuit lui fut profitable et que son amant avait trouvé l'embout par où la regonfler un peu.
Lui, en tous cas, ne partageait pas le petit-déjeuner, il avait été appelé chez une autre vieille dame, veuve elle aussi, atteinte d'un souffle au coeur. Et René apprenant cela imaginait, amusé, le Docteur Pinot à califourchon sur une autre vieille dans un grand mouvement de pompage...
De retour dans la chambre dont les tapis rappelaient la couleur des abricots pas mûrs, René eut son regard attiré par son propre sac posé sur sa table de nuit, il avait l'impression de le voir bouger et même il entendait comme un grésillement, puis tout s'arrêta net.
René avait dans ce petit sac l'essentiel du voyageur, ses papiers, ses médicaments et son gsm dont il ne s'était plus servi depuis trois mois et qui devait avoir ses batteries à plat d'autant que René avait omis de prendre avec lui son chargeur.
Machinalement il saisit l'appareil mais l'écran restait uniformément gris et la machine ne répondait à rien des ordres transmis par les boutons enfoncés par l'homme. Vide, désespérément vide. pourtant René était persuadé d'avoir entendu le vibreur.
De toutes manières René avait tout abandonné derrière lui pour cette aventure un peu folle avec Cécile et il se disait bien qu'il n'était pas pressé de rentrer en Belgique et tant pis pour le courrier en retard, les factures impayées, son boulot qu'il avait sans doute perdu, peut-être le considérait-on comme mort. Il s'en foutait. Avec Cécile l'argent pour bien vivre semblait pousser aux arbres, il n'y avait qu'à se servir et puis comme René, autant que Cécile, adorait faire l'amour dans toutes les positions et souvent, il ne tracassait plus trop, même plus du tout sur les problèmes du monde. Il avait oublié même sa fille unique qui devait bien avoir trente ans et qu'il n'avait de toutes façons plus vue depuis des années, il avait appris à faire sans comme d'autres font avec.
En trois secondes Cécile était nue et René la trouva superbe, il faillit se trébucher et se faire mal en tentant de s'extraire de son pantalon, bientôt il fut aussi nu qu'elle et ils entamèrent, tout de go, ce que l'on appelle "les préliminaires".
Faut pas croire, l'index ne sert pas qu'à montrer la direction ou encore à extraire les crottes de son nez et René utilisait toujours ce doigt en premier lieu comme la clef de contact pour mettre en marche le moteur intime de Cécile, qui démarrait souvent au quart de tour. Le doigt roulant sur le bouton de sonnette avait pour effet de rapidement faire hurler Cécile et quand le majeur prenait ses distances pour s'enfoncer loin dans la brèche cachée par la forêt plus vraiment vierge une espèce de douche chaude se mettait à fonctionner tandis que Cécile serrait fort ses cuisses tout en se mordant le poignet.
C'était alors le moment pour elle de se rappeler les exercices appris chez les pompiers pour amorcer les tuyaux d'arrosage et trop souvent René ne savait pas se retenir faisant couper court l'action, au grand dam de sa dame qui même si elle avait pris son pied n'appréciait guère de goût de l'amidon puis ce grand vide haletant, ce boeuf suintant de sueur qui s'endormait en ronflements porcins.
Mais ce matin-là René tint la distance, et malgré une longue sucée tout en aspiration, Erol Flynn ne sonna pas le final de la charge de la cavalerie légère et l'artillerie lourde toussa fort mais sans expectorer. Enfin, se dit Cécile, à l'idée d'être prise en missionnaire voire en levrette vulgaire, soit devant, soit par derrière.
Et René de prendre Cécile comme un sac de pommes de terre sur son épaule pour la déposer à genoux devant lui, elle lui présentant le dos - pour ne pas dire la croupe - saisissant la femme par les hanches pour la pénétrer à grand coups de butoir.
Et René de répéter sans cesse la scène des douze coups de minuit en travaux d'Hercule.
"Chaud devant" se disait-il, "brûlant derrière" soupirait-elle en gémissant sous l'estocade. René lui faisait mal mais elle aimait cela. René pensa soudain changer de cap mais s'abstint ayant oublié de prendre discrètement la motte de beurre du petit déjeuner. Après tout, même si la position n'était pas Vaticane elle était tout de même mise place par Dieu : animale, même si les animaux, vus à la télé, tiraient plus vite que leur ombre. Ici René souquait ferme et cela durait depuis près de vingt minutes.
Lui-même commençait à éprouver des sensations de brûlure et ils criaient tous deux de mal et de plaisir. Erol Flynn devait avoir perdu son clairon.
"Arrêtes... je n'en peux plus" cria Cécile entre deux morsures de traversin et René de redoubler de force et de violence frappant tour à tour les fesses de sa maitresse comme les cow-boys font à leurs chevaux en poursuivant la diligence.
Tout autour d'eux le brouillard vert s'était fait plus épais que d'habitude et l'air devenait de plus en plus irrespirable, René suait à grosses gouttes mais sans jamais faillir, son coeur battait comme les cloches de Notre-Dame à la libération de Paris.
Devant lui, à quelques mètres la ligne d'arrivée ! René allait remporter le Tour de Transe, il leva les bras en signe de victoire, lâchant ainsi sa proie qui s'écroula aussitôt couchée sur le lit trempé et les quelques fusées du bouquet final échouèrent lamentablement au milieu du dos de Cécile tandis que le GSM de René se remettait à vibrer.
René, qui venait de rouler aux côtés de sa femme, allongea le bras vers ce maudit appareil et, très lointaine, une voix de femme lui dit :
"Papa, maman se meurt à l'hôpital, elle demande que tu viennes la voir avant de..." et la communication fut coupée.
René eut comme l'impression d'avoir devant lui le générique de fin de sa belle histoire avec Cécile.
Mais ce n'était en fait que le début.
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MessagePosté le: Dim 17 Juil - 21:46 (2011)    Sujet du message: Suite Répondre en citant

René venait de s'asseoir dans le train pour Paris où il devait changer pour revenir sur Bruxelles. Seul. Cécile n'avait pas voulu le ramener au pays, elle lui avait remis un bon millier d'euros pour sa subsistance et pour son retour à Carcassonne même si elle lui avait dit qu'elle pensait que c'était fini entre eux, que d'ailleurs il n'y avait rien eu d'autre que la relation physique.
René, mâchonnant sa vieille pipe depuis longtemps refroidie, se répétait en lui qu'il y avait de l'amour aussi, et surtout. Peut-être pas le grand amour idéalisé mais un attachement bien plus fort que le simple coït. Mais pourquoi donc faisait-il route pour dire adieu à son ex-femme qu'il n'avait plus vue depuis passé vingt ans et qui n'était plus rien qu'un souvenir beau et moche surtout, d'un divorce qui avait traîné des cannés et qui l'avait endetté tout en enrichissant les avocats et les huissiers.Sa fille, bien sûr, c'était l'occasion de tenter de recoller les morceaux, de se reconstituer peut-être une famille.
Peut-être avait-elle un gosse et René se voyait grand-père. Non, il l'aurait appris, on lui aurait demandé des sous.
Quand il fermait les yeux il revoyait de bas du dos de Cécile et ce tatouage fugace, le serpenteau grossissait et semblait regarder René dans ses yeux et les oreilles de l'homme tintaient avant de percevoir au lointain comme un rire ironique.
Oui, il avait bien perdu sa Cécile, elle était prise au piège au paradis des serpents, après la vieille mère les vilains reptiles allaient sucer toute l'énergie de Cécile. Au fond, en y pensant bien, il avait l'impression avec Cécile d'avoir entamé le chemin des Enfers. Ouf il en était sorti à temps. Et tant pis pour Cécile. Et merde alors pour une fois qu'il avait une maitresse insatiable et imaginative, jolie de surcroit, c'est trop injuste la vie....
Dans le compartiment il restait une place de libre, juste en face de René, il en avait profité pour étendre ses jambes et puis il finit par s'endormir. Pas longtemps, on le priait d'ôter des pieds du siège assez vertement et une grosse femme bien en chair qui avait dû être blonde s'affala sur la banquette en soufflant comme si elle avait fait un effort surhumain.
René remarqua tout de suite le tatouage de la dondon au dessus du sein gauche, bien visible grâce à ce décolleté balcon.
Un serpent vert !
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MessagePosté le: Dim 17 Juil - 21:47 (2011)    Sujet du message: Suite Répondre en citant

Le train ralentissait depuis un bon moment et il finit par s'immobiliser complètement. Quelques voyageurs se précipitèrent vers le contrôleur qui ne savait rien leur dire d'autre que le train allait redémarrer, des travaux sans doute. Pourtant il régnait dans ce train une ambiance lourde, chaque voyageur était pris par la chaleur. L'air conditionné n'avait plus l'air de fonctionner et dans ces nouveaux wagons les grands fenêtres ne s'ouvraient pas. La grosse blondasse s'épongeait le haut de la poitrine avec des mouchoirs en papier dont elle faisait des boulettes qu'elle laissait tomber parterre, ses gros yeux globuleux dont le blanc semblait jaune ocre fixaient René au point que celui-ci en était incommodé. Les autres voyageurs dormaient en silence, paraissants plus morts que vivants.
René imaginait le décolleté de la femme s'ouvrant d'un coup sec sous la pression de ses immenses mamelles et un paquet de chair se répandant sur le tapis de sol du compartiment comme coulerait un pudding vanille d''un gigantesque poèlon. Il lui sembla ne jamais avoir femme aussi bien fournie au niveau des seins, cela devait être énorme. Et il repensait à Cécile qui malgré un corps assez maigre ne se défendait pas mal question rembourrage de poitrail.
La dondon se baissait pour saisir une bouteille d'eau dans le cabas posé entre ses pieds. René plongea son regard dans la fente entre les nichons et vit comme une lumière au bout du tunnel. Et quand elle se redressa son tatouage en serpent avait disparu.
Le train ne redémarrait pas.
Le haut parleur indiqua aux usagers de bien vouloir sortir du train dans le calme et de s'en éloigner le plus vite possible. Le genre de message qui a le don de réveiller les morts, bientôt les dormeurs se précipitaient vers les portes du wagon en criant. C'était la panique générale dans le train.
Une voix d'homme très grave cria qu'il y avait une bombe dans le train et que tout le monde allait mourir.
Assez curieusement la grosse blonde restait assise à s'éponger et à fixer René qui n'avait pas bougé lui non plus, plus intrigué par la disparition du serpent que par un hypothétique attentat terroriste. Par la fenêtre on voyait les voyageurs courir dans tous les sens à travers champs.
Les minutes passaient et tous les passagers avaient fini par s'extraire du train sauf René et la blondasse qui se coucha en travers de la banquette et faisant sauter les boutons retenant sa crèmerie et ses deux immenses seins apparurent bien fermes et dressés comme debout sur sa poitrine. Ses yeux fixaient toujours René qui, lui, roulaient vers les seins et les mains de la dame qui remontaient, centimètre par centimètre, sa jupe. René constata qu'elle n'avait pas de culotte et vit à son entre-cuisses béant que c'était une vraie blonde.
Grosse mais pas moche et avec un corps somme toute pas déplaisant du tout quoique quand même assez ample, René n'était d'un coup plus insensible aux charmes de celle qu'il avait comparée quelques minutes plus tôt à une variété d'hippopotames.
Il se leva tout en déboutonnant son pantalon et vit le regard de la femme plonger vers sa braguette.
Tous les bagages dans les filets au-dessus d'eux s'écroulèrent sur eux dans un fracas indescrïptible, les vitres se fendirent et partirent comme en mitraille dans tous les sens. Les petites billes de verre pénétraient le corps de la blonde qui virait toute entière au rouge tandis que René plongeait par la fenêtre cassée dans ce champs qui devait être d'orge ou autre chose du même genre. Le sol en légère pente fit pour René un effet toboggan un peu comme ceux qui sont sur les avions et qui ne servent jamais à rien. Derrière lui c'était un chapelet d'explosions pire que le bouquet final du 14 juillet, il lui sembla qu'il n'y avait pas une mais mille bombes dans ce train.
Il était à une cinquantaine de mètres du train complètement disloqué, en se redressant il constata qu'il avait perdu ses lunettes, sa pipe et que ses vêtements étaient déchirés, une grande douleur à la cuisse. Et quelque chose qui bougeait dans sa poche où il plongea la main pour en extraire un petit serpent vert bougeant dans tous les sens qui glissa de sa main et disparut dans le champs.
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MessagePosté le: Dim 17 Juil - 21:50 (2011)    Sujet du message: suite Répondre en citant

René était enfin à Bruxelles, deux jours dans un hôpital de la région parisienne à voir des psychologues à la recherche d'un quelconque traumatisme mental, pour enfin le libérer et lui permettre de rejoindre la Belgique avec toutes les excuses de la SNCF. Là il avait retrouvé sa fille, une grande efflanquée pas belle du tout qui ressemblait à sa mère plus jeune mais en moins jolie, en même pas désirable non plus dont René comprit assez vite qu'elle n'aurait jamais d'enfant sauf peut-être avec un aveugle et que lui, René, pouvait se brosser pour jouer au papa-gateau dans son troisième âge tout proche. Il avait dit adieu à son ex-femme partant vers la salle d'opération puis était allé manger dans un snack avec sa fille qui l'avait abandonné après quelques minutes pour se rendre au toilettes s'y ouvrir les veines dans une des cabines WC.
Ayant terminé depuis longtemps son cheeseburger et son coca René se dirigea vers lss toilettes des femmes, cria quelques fois le prénom de sa fille et en conclut qu'elle était partie, il sortit donc du snack et repassa à l'hôpital où on lui confirma ce qu'il s'attendait entendre, son ex était décédée en salle d'op'.
René n'avait plus rien à faire dans cette ville, dans ce pays où il n'avait plus personne sauf une fille qui l'avait lâché en plein repas et qui n'en n'avait certainement rien à faire d'un père comme lui et, tandis qu'il repassait en taxi devant le snack il vit s'arrêter devant une grosse ambulance des pompiers, il pensa alors que quelqu'un devait avoir eu un malaise avec la malbouffe qu'on y servait et qui, d'ailleurs, lui tournait sur l'estomac.
Le soir même il prit un avion pour Nice tout en s'assurant qu'il n'y avait pas de blondes plantureuses à l'embarquement et priant le seigneur que l'avion n'explose pas en vol.
Alors qu'il survolait l'est de la France, quelque part du côté de Carcassonne, Cécile s'envoyait en l'air avec Ralph, le jardinier anglais, devant l'âtre du pavillon de chasse dans un espèce de brouillard verdâtre tandis qu'une vieille dame en position du lotus se faisait téter par des serpenteaux verts dans une vérandas aux plantes vertes luxuriantes.
Et René de vomir dans un des sachets prévus pour, pris dans le dossier du siège de la personne devant lui, son cheeseburger de midi
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MessagePosté le: Dim 17 Juil - 21:51 (2011)    Sujet du message: suite Répondre en citant

Cécile se rappela que Ralph fut son tout premier amant, que c'était lui qui un jour, il y a bien longtemps l'avait déflorée dans le cellier du château et que le couple avait renversé beaucoup de vin rouge sur les pavés de leurs primes amours. Durant quelques années c'était le jardinier qui fut le tuteur de la fleur Cécile à la recherche, toujours plus haut, de son soleil. Il lui avait fait gravir toutes les marches des sept ciels et avait fait d'elle une experte en techniques de l'amour physique. Par la suite elle connut nombre d'hommes qui ne tinrent jamais la distance, fuyant Cécile en la traitant de nymphomane ou mourant dans ses bras comme dans les pattes de l'araignée ne sachant plus comment se dépétrer du piège. Seuls les jumeaux René et Jacques furent à la hauteur de ses envies, même si René mourut stupidement des oeuvres d'un fauve lâché d'un cirque miteux en pleine brousse flamande non loin d'Ostende.
Et Jacques, qui prétendait s'appeler René, ce qui la faisait bien rire, de l'avoir abandonnée comme font les hommes quand ils n'on plus assez dans leur assiette et qu'ils repensent à leurs anciens mets, ce Jacques-là était reparti vers son ex, la mère d'une partie de sa chair, et Cécile savait que c'était fini avec lui, qu'il ne reviendrait jamais. C'est pour cela qu'elle s'était précipitée à la gare pour empêcher Ralph de partir lui aussi.
L'élève surpassait le maître et Ralph s'étonnait des performances de Cécile et surtout de sa souplesse, en fait Cécile se lovait comme le ferait un serpent sur le corps de son amant et chaque pore de sa peau était comme une bouche aspirant la peau de Ralph, doucement. Cécile était passée experte aussi dans l'art de la langue qu'elle poussait loin dfans la bouche de l'homme presqu'à le faire suffoquer sans compter son grand appétit d'écureuille.
De son côté René atterrissait à Nice, fourbu, et se dirigeait vers les cabines téléphoniques dans l'idée d'appeler son petit taxi noir. Mais ces foutus téléphones étaient en dérangement et René dut se rabattre vers un bistrot aux siège rétro des années 60, planté au milieu du hall de l'aérogare.
Une blonde très filiforme aux seins inexistants vint prendre la commande tout en matant René avec un regard à faire fondre la banquise. René ne resta guère impassible, il sentit directement sa bébête monter aux barricades, une envie folle de basculer cette nana au plus vite qu'importe l'endroit. Au lieu de commander un soda René demanda où se trouvaient les toilettes, un coup d'oeil vers la droite lui fut répondu et la fille de le précéder à toute allure dans ce lieu aseptisé où en cinq coups de cuiller à pot René regonfla la poitrine de la serveuse tout en se vidant lui-même d'une bonne louche de son angoisse.
Les amants-minute étaient ainsi regonflés à bloc.
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MessagePosté le: Dim 17 Juil - 21:52 (2011)    Sujet du message: suite Répondre en citant

René se rendit dans une cabine téléphonique à quelques centaines de mètres de l'aéroport; tout penaud, s'en voulant d'avoir ainsi déballé ses valises dans un "on shot" très violent et jouïssif mais qui lui faisait penser à un geste purement hygiénique, comme se débarrasser d'un trop plein comme il aurait pu le faire seul dans un water en se masturbant. Cette nana attendait peut-être de lui qu'il l'emmène vers un autre destin, peut-être eut-elle voulu poursuivre l'histoire. Las, son coup tiré, il avait fui comme le dernier des malpropre laissant la dame en pâmoison à demi évanouie sur le pot de WC. Il n'avait même pas pris le temps de nettoyer son artillerie, l'avait remballée dans son caleçon toute collante.
Et tandis qu'il composait le numéro de GSM de Cécile il fut, lui-même incommodé par l'odeur rance montant de son pantalon. Il aboutit à la messagerie de Cécile, juste le temps de lui dire de venir le chercher à Nice, il lui fallait trouver un lieu de rendez-vous et comme il ne connaissait guère cette ville il se rappela qu'il y existait une "Promenade des Anglais" et c'est là qu'il dit à Cécile de venir le prendre.
Par chance en sortant de la cabine il vit un taxi et demanda au chauffeur de le conduire à cette fameuse Promenade où dès son arrivée il s'affala sur un banc et s'endormit comme un sdf ayant bu plus encore que d'habitude.
Il se réveilla très douloureusement, quelqu'un l'avait agrippé et l'avait jeté comme un vulgaire paquet à l'arrière d'une camionnette où il chuta comme un sac de pommes de terre et 10 minutes plus tard sortit, mains derrière le dos, solidement attachées par des liens "colson", poussé dans le dos dans des couloirs puants et projeté contre un mur écrit en graffitis obscènes. Bruits de portes métalliques, de chaines, cris en tous genres comme dans une ménagerie et, face à lui, deux femmes à demi-nus étalées dans une flaque de vomi. Interdit de dormir sur les bancs de la Promenade des Anglais, il aurait dû s'en douter.
Enfin vraiment réveillé il n'était plus incommodé par sa propre odeur tant le vomi des saoûlardes lui imprégnait les narines.
Cécile finissait de remettre son soutien-gorge en place et cela lui faisait mal, ses seins avaient fort enflé à force d'être excités par les caresses du jardinier. Le jardinier qui s'était endormi avec un sourire béat, satisfait de ses performances.
Elle préféra ne pas enfiler son slip tant elle sentait les gerçures partant du haut de ses cuisses à l'entrée de son intimité. Elle remit donc le slip dans sa sacoche et se couvrit de sa petite robe bleue tout chiffonnée.
C'était l'heure du souper et elle avait peur de se faire questionner sur son emploi du temps au fond de la roseraie, d'autant que Ralph fut un temps l'amant de sa mère et peut-être l'était-il encore occasionnellement. Comme elle glissait sa culotte dans une poche de la sacoche elle fit tomber son gsm et en le ramassant elle vit qu'elle avait un message.
Elle se dit qu'elle lirait ce message après le souper et ne fit plus attention à son GSM jusqu'au lendemain matin.
La cellule du "cabanon" n'était éclairée que par une ampoule de faible puissance au plafond du couloir à côté. Les deux femmes étalées dans leurs vomissures avaient l'air de lycéennes ayant trop fêté la fin de leurs examens. René, en bon samaritain, voulut les extraire de la flaque pour les asseoir sur la banquette soudée au mur, et, bien que fluettes, chacune lui parut si lourde qu'il fut épuisé de les installer au sec et s'écroula lui même au beau milieu du vomi. Cliquetis de clefs dans des serrures, grille qui s'ouvre et là dans le couloir deux couples de personnes âgées visiblement horrifiés venus récupérer leur progéniture. René se retrouva bien vite seul dans le petit espace de la cellule et, au prix d'un gros effort finit par s'extraire du cloaque pour s'étaler sur la couchette puante et humide de l'urine fraiche d'une des deux filles qui venait de s'y oublier. René remarqua alors dans un coin la présence d'un espèce de gros cube en béton avec un trou dans sa face supérieure, il se traina comme il le pouvait vers ce pot de WC basique, descendit son pantalon et son slip et se laissa aller à la manière de Coluche dans son sketch avec les dragées Fucca...
Depuis le message transmis au répondeur de Cécile plus aucun son n'était sorti de la bouche de René, il s'étonna lui-même de ses propres cris soudains réclamant à manger et à boire, mais personne ne lui répondit et l'ampoule du couloir s'éteignit.
René se glissa donc sur la couchette et finit par s'endormir.
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MessagePosté le: Dim 17 Juil - 21:53 (2011)    Sujet du message: suite Répondre en citant

Un vent frais courait sur les remparts de Carcassonne et Cécile se sentait très gaie en parcourant les boutiques fréquentées par les touristes, elle sentait la présence indéfinissable de Jacques, ce Jacques qui disait se nommer René. Elle le sentait tout proche et chaque homme grisonnant qu'elle apercevait de derrière était comme un espoir. Mais cela ne durait qu'un instant et jamais ce n'était lui, qu'importe, elle savait qu'il lui était revenu. Elle avait rêvé de lui toute la nuit... Au bout d'une heure de recherches infructueuses elle finit pas s'asseoir à une terrasse et se commanda un verre de vin blanc. Alors que ses yeux cherchaient encore l'élu de son coeur dans les grappes de touristes ventripotents en short, elle se dit que peut-être il était allé directement au château, on avait du lui dire qu'elle était à la Ville... Elle saisit son GSM et voulut téléphoner chez sa mère et s'aperçut alors qu'elle avait un message.
Dix minutes plus tard la petite voiture noire prenait la direction de Nice.
René sortait de sa torpeur sous un jet de Karcher, deux policiers inondaient la cellule et une forte odeur de Dettol secouait les narine du prisonnier tandis qu'il subissait une douche latérale très puissante et très froide.
Expéditifs les flics Niçois !
Cinq minutes après cette douche forcée la grille s'ouvrait et un des pandore extrayait René pour le pousser devant lui dans une pièce annexe où il fut assis de force sur un tabouret, en face de lui un énorme policier à l'air bovin le contemplait.
"D'après vos papiers vous êtes belge, nous avons contacté nos collègues à Bruxelles, vous n'êtes pas fiché chez eux, on va vous rendre vos affaires et vous pourrez dégager, un bon conseil... quand vous prenez la cuite chez nous trouvez-vous un meilleur endroit pour cuver que la Promenade des Anglais quand le Président de la République et sa dame doivent s'y promener."
René se retrouva donc dans la rue et se dit qu'il lui fallait retourner à la Promenade des Anglais pour y attendre, mais debout cette fois, sa Cécile.
Depuis une bonne heure Cécile arpentait la Promenade des Anglais et là elle n'y voyait aucun homme ventripotent et grisonnant, peu à peu elle perdait l'espoir. Le mssage de Jacques datait de la veille en début de soirée, il l'avait sans doute attendue une partie de la nuit puis avait dû s'en aller et où pouvait-il être à présent. Il y avait de nombreuses jolies femmes seules sur les bancs et Cécile pensa que son homme avait peut-être succombé aux charmes de l'une d'entre elles et qu'à cet instant précis, peut-être à quelques mètres d'elle dans une chambre aux volets clos il s'éveillait dans un grand lit blanc corps à corps avec une femme épuisée par les coups de butoir...
Elle se disait qu'elle était bien bête, son mec n'était jamais qu'un chaud lapin, ne pensant qu'au sexe. Tant pis, elle repris la direction de sa voiture garée non loin.
René venait d'arriver près de la Promenade des Anglais et tout de suite remarqua la petite voiture noire bin connue, il tourna autour plusieurs fois et en s'approchant il constata que la portière côté passagers était entr'ouverte et qu'à l'intérieur le boitier de l'auto-radio avait été forcé. Il regarda tout autour et comme il n'y avait personne il entra et s'assit sur son siège qu'il inclina de moitié, il faisait chaud dans la voiture, René s'y endormit comme un bébé.
Et il se mit à rêver, un rêve tout doux, comme s'il était bercé dans un lit d'enfant à bascule et que sa maman lui chantait doucement à l'oreille. La main maternelle posée sur sa poitrine comme du temps où il avait ses crises d'asthme, cette main douce et chaude, protectrice d sa mère à lui morte si jeune d'un bête accident de la route. son frère Jacques jouant sur le sol avec ses petits autos, il en avait de la chance son jumeau, jamais malade. Et papa au fond de la pièce la bouche vissée au goulot de sa bouteille de vin regardant le poste de télévision éteint.
Et la main de sa mère glissant lentement sur son ventre, puis son bas ventre, effleurant son sexe, soupesant ses testicules et le visage maternel s'estompant en se glissant sur lui à la suit de la main et cette douce sensation de souffle sur son gland...
Sur un petit chemin au bord d'une petite route en plein soleil de midi, Cécile, en pyromane, astiquait à la bouche le casque de pompier de René et ce dernier, peu pressé d'éteindre l'incendie, laissait se propager le feu qu'il rêvait encore maternel.
L'habitacle de la petite voiture noir laissait s'échapper par ses vitres ouvertes des volutes de fumée verte.
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MessagePosté le: Dim 17 Juil - 21:53 (2011)    Sujet du message: suite Répondre en citant

Soudain le rêve de René s'interrompit, une violente douleur, comme un morsure dans son gland. Comment sa mère pouvait-elle ainsi faire mal à son fils après tant de douceurs, pourquoi cette punition ?
Cécile, en malaxant les bourses de son homme en fit s'extraire comme un relent suave et elle reconnut l'odeur caractéristique du "Chanel 5". Cécile se parfumait au Chanel mais pas le 5, le 19 et les deux fragrances sont bien différentes. Si Jacques sentait cette odeur c'était forcément qu'il était passé ailleurs auparavant. De rage elle venait de mordre son amant.
René poussa un hurlement et vit sa maman métamorphosée en une espèce de serpent vert aux yeux noirs le fixant dans une forêt tropicale. Entre ses cuisses il sentait, en plus de la douleur, son sang s'échapper comme s'il éjaculait.
Cécile paniquant devant tout ce sang projeté saisit sa sacoche, fouilla dedans, en sortit son slip et en couvrit, le serrant, fort sur la morsure le phallus de Jacques tandis que la bouche à elle maculée de sang cherchait la bouche tordue par la douleur de l'homme pour s'y jeter et clore les cris.
René ne bandait plus et l'hémorragie s'était arrêtée, le couple s'embrassait à pleines bouches.
Les jets de sang de René avaient taché les sièges, les vitres, le plafond de la petite voiture noire, on se serait cru dans un abattoir, le slip ressemblait à un torchon qui aurait épongé une gigantesque tache de vin rouge. En dessous de lui le sexe de l'homme s'était fait tout petit.
Reprenant ses esprits René plongea sa langue dans la bouche de Cécile et renversa sa femme sur lui et entre ses jambes la douleur se réveillait et le torchon pompait une nouvelle saignée.
René alors s'évanouit.
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MessagePosté le: Dim 17 Juil - 21:54 (2011)    Sujet du message: suite Répondre en citant

Faut pas croire, un mois d'asile psychiatrique çà vous mine un homme. René avait enfin reçu l'autorisation de sortir -, enfin sortir plus loin que le jardin ceinturé de hauts murs dissimulés derrière des haies de ronces. Le médecin-chef l'avait estimé sinon guéri, au moins en état d'affronter le monde extérieur à condition qu'il ne cherche pas à revoir Cécile. D'autant plus que celle-ci vivait à plus de quatre mille kilomètres dans un village au Sénégal.
Se refaire une santé à tous points de vue, retrouver du boulot si possible, retrouver ses marques, reprendre contact avec sa famille.
Un sacré challenge mais René se disait confiant, même si au fond de lui-même il aspirait à refaire l'amour avec sa Cécile.
Les premiers jours à Bruxelles il les passa à ranger le petit appartement de sa fille dont il avait appris la mort violente par suicide quelques mois auparavant. L'appartement était à lui, ce n'était pas très grand mais largement suffisant pour une personne seule. Il s'était inscrit à plusieurs bureaux d'Intérim mais on lui avait dit que c'était peine peine perdue et qu'il valait mieux frapper à la porte d'un CPAS, et cela René refusait de le faire, par fierté sans doute. Ne pas devoir dépendre.
Dans l'appartement René avait retrouvé les quelques tableaux de valeur qu'il avait offert à sa fille, et il les vendit bien à perte à un marchand d'art, n'empêche, ces quelques milliers d'euros devaient l'aider à survivre quelques mois, le temps de changer de vie.
Chaque soir il sortait dans les lieux les plus glauques de la capitale et, invariablement se saoûlait et draguait tout ce qui était au moins dans le même état. Il ramenait ses conquêtes à l'appartement et les sautait puis les remettait dans un taxi. Rares étaient celles qui passaient la nuit chez René. Chaque matin il cuvait et l'après-midi il cherchait du boulot, peine perdue, il le savait. Qui aurait voulu de lui, épave cinquantenaire.
Chaque pocharde lui rappelait Cécile, il les prenait invariablement par derrière, en levrette, pour ne pas voir leurs visages, certaines en demandaient plus alors il les enculait mais il détestait faire çà. Autant, par exemple, c'était chose courante avec Cécile.
Un mercredi soir qu'il revenait seul, dépité par un échec cuisant avec un travesti dont il avait fini par se rendre compte de l'état masculin de cette, à priori, jolie brune dans les toilettes du troquet. Ce soir là donc il prit la résolution de partir au Sénégal. Au retour il rassembla les quelques potiches chinoises de valeur qu'il mit dans une caisse pour les vendre tôt matin aux brocanteurs et il s'endormit heureux en rêvant à Cécile nue sur une plage sous les palmiers lui tendant le bras...
Le vendredi matin il partait au Sénégal via Casablanca et son avion accusait du retard ce qui lyui faisait craindre pour sa correspondance.
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